Pourquoi rejoindre le réseau ?

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  • Bénéficier d’un accompagnement dans vos démarches pour mettre votre quartier en transition
  • Participer aux différentes étapes de la transformation de votre quartier une fois le quartier engagé dans le Réseau des Quartiers en Transitions

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Manifeste

       

 Nous, membres de la communauté des Quartiers en Transitions, sommes convaincu.e.s du rôle à jouer des citoyens d’un quartier dans sa transition vers la résilience et constatons le risque d’éloignement entre les citoyens et les décideurs politiques. Nous affirmons le besoin de conjuguer les adaptations du comportement individuel avec les grands changements de société. Nous formons une communauté de citoyen.ne.s engagé.e.s dans la transformation de leur(s) quartier(s) en vue de favoriser l’émergence de modes de vie résilients.

Notre constat

Nous constatons, depuis plus de 30 ans, date du rapport Brundtland définissant le concept de développement durable, l’inefficacité de mesures prises par les autorités à l’échelle internationale, pour endiguer l’impact croissant des hommes sur les écosystèmes. En effet, depuis cette date, les émissions globales de Gaz à Effet de Serre (GES) n’ont cessé de croître, et ni le protocole de Kyoto ni l’Accord de Paris de 2015 n’ont permis d’empêcher cette hausse.


Or il n’est pas seulement question de stabiliser les émissions globales, mais bien de les diminuer drastiquement, tout en permettant à des pays en voie de développement d’atteindre des minimums sociaux assurant une vie décente à leurs populations.
A l’échelle du continent européen, Ursula von der Leyen portait l’objectif des réductions des émissions de GES à 55% en 2030 dans son discours sur l'État de l’Union Européenne en septembre dernier. En France, la loi Énergie Climat votée en 2019 fixe la neutralité carbone en France pour 2050.


Les mesures internationales et nationales, pour certaines non contraignantes et pour la plupart en peine de leviers d’action pertinents, demeurent néanmoins en échec.
En parallèle de cela, des discours sur la responsabilité individuelle émergent depuis le début des années 2000, discours trop souvent focalisés sur les “petits gestes du quotidien”. Si des décisions individuelles comme la consommation de viande et l’emploi de transports à fort impact carbone ont une contribution non négligeable aux réductions d’émissions de GES, elles ne peuvent être suffisantes pour atteindre les objectifs de réduction de l’Accord de Paris. En effet, même un.e français.e ayant un mode vie individuel raisonnable, ne peut pas avoir une empreinte carbone viable à l’échelle mondiale, du fait même des structures dans lesquelles iel évolue : si le bilan des émissions carbone directes des français.es diminue, les importations de produits à impact carbone sont à comptabiliser, importations dont la quasi totalité d’entre nous ne semble pouvoir se défaire.

Ce double constat d’échec (inefficacité de l’échelle nationale/internationale et insuffisance liée à l’échelle individuelle) a conduit, à la fin des années 2000, à initier des transitions locales, à l’échelle notamment des villes. Le développement croissant du “Réseau des Villes en Transitions”, processus participatif et visant à assurer la résilience des villes face aux défis posés par le dérèglement climatique, répond à ces enjeux par une nouvelle échelle d’action.
Nous constatons depuis la multiplication d’initiatives locales. En France, les villes précurseures, membres du réseau, furent confirmées dans leurs certitudes écologiques par la vague électorale de 2020.
Nous avons la conviction que le quartier s’illustre comme trait d’union incontournable entre les individus et les institutions politiques locales et nationales. En tant qu’échelle d’action, il représente un terrain de réalisations décisives et, par sa proximité tant géographique que sociale, constitue une opportunité inouïe d’engagement individuel et collectif de ses acteurs citoyens et de leurs savoirs usagers dans la transformation d’un espace auquel ils sont attachés.


Nos Engagements

Nous, signataires, membres de la communauté des Quartiers en Transitions, nous engageons à faire communauté, à partager les expériences de transformation de nos quartiers respectifs, à participer à l’imagination collective de nouveaux outils collaboratifs et de nouveaux modes de gouvernance, à promouvoir le rôle central des communs dans les transitions à opérer, à être inclusifs, et à démontrer par les faits que les actions collectives citoyennes génèrent des transformations profondes de nos espaces et modes de vie.

Nos Valeurs

Participant aux transitions sociales, environnementales et économiques indispensables pour répondre aux défis posés par les objectifs de réduction des émissions de carbone, nous proposons une réponse inédite. Pensée par et pour les citoyens, notre démarche mobilise une pluralité d’acteurs dans des transitions profondes, des collectivités locales aux entreprises en passant par les associations et autres initiatives de proximité.
Nous croyons en effet à l’encapacitation individuelle et collective de tous.tes, et préconisons la coopération comme solution privilégiée, tout en tenant compte des besoins d’intégration, de bien-être et de liberté de chacun.e. Aussi, nous nous reconnaissons dans une approche systémique, compréhensive des enjeux en place, sans jamais antagoniser l’une ou l’autre des parties en jeu. Les décideurs publics, les citoyens, les entreprises et les associations devront collaborer sur un pied d’égalité.

Nous ne jouerons pas le jeu de la dualité consommateurs/industries, qui conduit bien souvent à rejeter la faute sur l’une ou l’autre des facettes d’une même pièce : celle des modes de vie. Nous ne nous reconnaissons ni dans les discours culpabilisateurs et désengageants, ni dans ceux qui pensent un effondrement systémique immuable, ni dans ceux qui tentent de cacher ou de minimiser la gravité.

Aussi, prônons-nous l’encapacitation de chacun à un niveau d’action pertinent et atteignable : les quartiers et leurs écosystèmes, établis en réseau parallèle et de manière complémentaire à ceux unissant les villes.



Si nous réaffirmons notre attachement aux valeurs de circularité et de localité, références essentielles à toute entreprise à visée décarbonée, nous souhaitons également mettre l’emphase sur celle de “résilience”. En prise avec la réalité, cette éthique ne vise en aucun cas à faire table rase du contexte économique et social des quartiers concernés, mais à proposer des alternatives à des pratiques carbonées.


Or, il nous est essentiel de mentionner qu’à un discours culpabilisateur et désengageant s’est ajouté celui d’un effondrement immuable, face auquel nous serions démunis. Sans plus de procès, nous serions tous.tes jugé.es “grands consommateurs” victime de notre propre gloutonnerie. Quid alors de la capacité d’action individuelle et collective? Quid de la répartition disproportionnée pourtant affichée des foyers d’émissions ?
Nous ne jouerons pas non plus le jeu de la dualité citoyens/industries : nous considérons de fait toute action humaine comme aboutissant dans l’intégralité des domaines d’activité.


Citoyens, consommateurs, nous sommes convaincus qu'un changement s'impose pour parvenir aux objectifs de réductions d'émissions de carbone. Aussi, le quartier s'illustre comme l'échelle la plus à même de placer la transition écologique autour d'un projet commun. Nous souhaitons, par notre mobilisation, inciter tout un chacun, des instances de gouvernances aux riverains en passant par les associations et entreprises locales, à jouer leur rôle dans cette grande transformation et à mener les évolutions essentielles à une société plus juste, plus équitable, et plus soutenable.